DU "VIEIL ENGREUX"
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| L'an de grâce mil neuf cents nonante et trois, le douze du mois de septembre, le sieur Jaminon, Jacques, Amédée, Gontrand, prend possession d'une maison sise en Engreux, 64. Il y tiendra auberge à l'enseigne du "Vieil Engreux", ou l'on restaurera tant les corps que les âmes par force petits plats et grandes envolées. |
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Amon
Séraphine Maquet - "Chez Elvire" |
La
première trace écrite de ce qui va devenir l'antre du troll
Jaminon remonte à 1766 : "Aurait pu appartenir à Hubert
Ansay et M. Elisabeth Salé avec leurs enfants : Henry-Joseph, Marie-Joseph,
Marguerite et Marie-Claire. Cette maison aurait pu être une dépendance
de la laiterie", nous dit "Engreux et son passé retrouvé"
de Roger Georges. Le même poursuit jusqu'à en arriver en 1930 ou : "Séraphine Martin est seule. On l'appelle Séraphine Maquet. Elle part à Neffe en 1934 et elle est remplacée par Elvire Caprasse et ses enfants. Elle a acheté la maison et est cabaretière". |
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La
maison passe ensuite à Albert Fraselle, puis aux enfants Bastin.
Côté commerce, "Julia de Limerlé" succède
à Elvire, et tient un magasin Delhaize. En 1940 : "Jean Blanchy et Marie-Jeanne Corteil, venus de Gives en janvier 1940 (...) ils sont cafetiers" et partent à Soumagne en mai de la même année. "Jules Lempereur et Léonardine Kech tiendront café aussi pendant la guerre. Ils sont remplacés par Marie Bastin qui tiendra une épicerie de 1948 à 1955. Elle est suivie par Bernadette Kech et Jules Meunier qui seront cafetiers jusqu'en 1976. Ils sont suivis par un nommé Dupont, par "Helga l'Allemande" de Bastogne, puis Choumaker de Compogne, un Levêque, un Verlaine". Verlaine ? Vous avez dit Verlaine ? La suite ne pouvait être assurée que par un artiste. |
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| L'ère Jaminon est donc ouverte. Suivez le guide... |